Le diagnostic
L'organisation est saine. Un ERP qui structure les flux commerciaux (devis, commandes, facturation, pointage chantier). Un logiciel SAV dédié, avec transmission directe sur les tablettes des techniciens. Une DAF, des responsables d'activité, un projet Zeendoc en cours pour fluidifier la gestion documentaire.
Et pourtant, le SAV concentre la majorité des irritants identifiés. Les demandes arrivent par mail sur une adresse générique. Quelqu'un lit, qualifie, classe les pièces jointes, crée manuellement le bon d'intervention dans SAV PLUS, le transmet aux tablettes. Un mail = 8 minutes de manipulation administrative en moyenne. Multiplié par 200 demandes/mois, ce sont 27 heures qui partent dans la coordination, pas dans le service.
Le deuxième sujet : les appels d'offres. Réponses rédigées de zéro à chaque fois, sans analyse des AO gagnés/perdus, sans capitalisation. Chaque dossier réinvente la roue.
Profil de la structure (anonymisé)
- Activité
- Vente équipements cuisine pro, installation froid commercial & industriel
- Équipe
- 40 personnes — Tarbes (siège) et Toulouse (agence)
- Structure
- Holding animatrice · gouvernance DAF + responsables d'activité
- Outils métier
- ERP Espace Affaires, SAV PLUS (tablettes techniciens), Zeendoc (déploiement)
- Activité commerciale
- AO publics & privés, communication externalisée 1j/semaine
- Année de l'audit
- 2025
Le SAV, en chiffres
Cinq cas d'usage IA hiérarchisés, mais un seul vise le cœur du problème : l'agent IA SAV. Le scénario type : un mail arrive, n8n le capte, ChatGPT identifie le client, le type d'incident, l'urgence, extrait les pièces jointes dans le bon dossier. L'API SAV PLUS (à vérifier avec l'éditeur) ou une interface RPA crée le bon d'intervention. Le technicien reçoit la notification sur sa tablette.
Gain projeté : 60–80 % de temps gagné par demande SAV traitée. Sur 200 demandes/mois, cela représente entre 16 et 22 heures récupérées, chaque mois, sur des tâches sans valeur ajoutée.
Les appels d'offres, capitalisés enfin
Le deuxième chantier touche un sujet à fort levier commercial : la réponse aux AO. Les CCTP/CCAP arrivent en PDF, lourds, denses. Une lecture IA (Mindpack, PDF.ai ou ChatGPT) extrait les exigences clés, génère une check-list des pièces à joindre, identifie les critères de notation, propose les arguments pertinents à partir des références et capacités de l'entreprise.
Construit en parallèle, un historique des réponses passées — gagnées et perdues — permet d'identifier les schémas récurrents de succès et d'échec. Ce n'est plus une IA générique, c'est une IA de l'entreprise, nourrie de son propre passé commercial.
Communication, dashboards et Zeendoc
Trois cas d'usage complémentaires : automatisation des publications réseaux sociaux (Publer / Buffer + Canva IA, ×3 à ×5 sur le temps de production), dashboards de pilotage à partir des données ERP et Zeendoc (Looker Studio ou Power BI), et un transfert automatisé des pièces Zeendoc vers le serveur interne pour les documents validés sans anomalie.
Aucun de ces chantiers ne remplace les outils en place. Tous se branchent en parallèle, via n8n, sans toucher au cœur ERP.
Le SAV, c'est du temps qu'on ne récupèrera jamais. Mais si on peut éviter qu'un technicien attende qu'on lui envoie le bon, on a déjà gagné la journée.
Gains projetés de la feuille de route
Les chiffres ci-dessous sont des projections, établies à partir des volumes réels observés pendant l'audit et de bilans comparables sur d'autres missions Altos. Ils sont à confirmer lors du déploiement effectif des chantiers.
Indicateurs clés — projections audit
Aucun de ces chantiers ne nécessite de remplacer les outils métiers en place. Tous se branchent en parallèle, via n8n, à partir des données et applicatifs existants. L'objectif n'est jamais la transformation digitale — c'est la libération du temps utile.